Crépy infos
Retrouvez ici l’article parus chaque mois dans le Crépy Infos, signé par tous les élus Crépy autrement.
“La loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité a introduit dans le code général des collectivités territoriales, par son article 9, des dispositions prévoyant qu’un espace d’expression est réservé, dans les bulletins d’information générale diffusés par la commune « aux conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale »
CREPY INFOS n° 354 DECEMBRE 2009Non aux lois de recentralisationLes textes de loi présentés par le président de la République et le gouvernement sur les collectivités locales cachent derrière le nom de « réforme territoriale » trois caractéristiques négatives pour la démocratie : l’aggravation de l’injustice fiscale, la recentralisation, la manipulation. Ces textes appellent de la part des élus et des citoyens de toutes sensibilités une opposition résolue. Près de trente ans après le grand mouvement de décentralisation que la gauche avait lancé, les collectivités territoriales ont besoin, non pas d’un retour en arrière, mais d’une vraie réforme, nouvelle étape de la décentralisation.CREPY INFOS n° 354 NOVEMBRE 2009Sodimatex : portons plainte massivementCREPY INFOS n° 353 OCTOBRE 2009
Prime à la casse = embellie pour l’automobile …….mais pas pour les salariés de Sodimatex
Quatre-vingt salariés jetés à la rue par un groupe (Trèves) qui a touché 55 millions d’euros d’argent public. Que fait la municipalité UMP de Crépy-en-Valois pour empêcher cela ? Pas grand chose, à part défiler avec les futurs chômeurs. Pourtant le président de la République, lui aussi UMP, a dit que « pas un euro public ne devait servir à licencier ». Le résultat dans notre ville est là : 55 millions d’euros = 99 licenciements. Où êtes-vous, mesdames, messieurs de l’UMP, auriez-vous déjà oublié vos belles promesses : « le pouvoir d’achat », « travailler plus pour gagner plus », « le nouvel élan », etc.
À Crépy-en-Valois, cela se traduit par plus de chômeurs, moins de pouvoir d’achat, une nouvelle friche industrielle, des recettes fiscales en moins et un élan brisé en plein vol. Les salariés de Sodimatex se sont battus et continuent à se battre mais ils ont besoin du soutien de tous. Il y a urgence à prendre exemple sur ce qu’ont fait les collègues de Ay-en-Champagne, c’est-à-dire porter plainte contre le groupe Trèves pour utilisation frauduleuse de fonds publics.
Sur invitation des syndicalistes de Sodimatex, Florence Harmant et Pierre-Marie Jumeaucourt se sont rendus en mairie, au nom du groupe « Crépy Autrement », pour un rendez-vous avec le maire, le 3 septembre dernier. Au premier abord, le maire a refusé leur présence puis les a reçus, après concertation avec les syndicalistes. Il en ressort que :
– Les salariés veulent que l
mairie porte plainte contre Trèves pour utilisation frauduleuse de fonds publics, comme l’a fait la mairie de Ay-en-Champagne.
– À Crépy, les salariés voulant partir d’eux-mêmes ne le peuvent pas, et à partir du 15 septembre, ils seront « interdits » d’usine (payés à rester chez eux).
Le maire propose donc de consulter son propre avocat (les conditions de licenciement ne seraient peut-être pas les mêmes) et de prendre contact avec la mairie d’Ay. Il propose également de convoquer une réunion extraordinaire de conseil municipal le plus tôt possible.
À l’heure où nous devons déposer notre article, soit le 21 septembre, deux semaines après notre rendez-vous en mairie, ladite réunion de conseil municipal n’a toujours pas eu lieu… Nous nous sommes engagés à soutenir le personnel de Sodimatex dans leur action et à porter plainte, s’il le fallait, au nom du groupe « Crépy Autrement ».
Du pain sur la planche dès la rentrée car notre commune est très mal gérée !
Présenté officiellement au Conseil municipal du 30 juin 2009, le rapport d’observations définitives sur la gestion de la commune de Crépy-en-Valois par la Chambre régionale des comptes de Picardie conforte singulièrement notre analyse sur la très mauvaise santé financière de notre ville.
Il n’est pas possible d’aborder dans cet article la totalité des problèmes soulevés. Vous pouvez consulter l’intégralité du rapport (21 pages) sur notre blog : www.crepyautrement.fr.
Toutefois, nous pouvons retenir quelques remarques très simples.
« La commune dispose de marges réduites » car les charges de fonctionnement progressent plus vite que les recettes ! Il faut donc faire de sérieuses économies.
À propos de la Capacité d’Autofinancement Brute (CAF) qui représente « l’excédent de la section de fonctionnement permettant de financer le remboursement du capital de la dette et les nouveaux investissements. Exprimée en % des produits de fonctionnement (taux d’épargne), la CAF est passée sous le seuil des 10 %, seuil généralement considéré comme la valeur minimum de référence. En 2007, elle s’établit à 8,20 %. » Traduisez : On a plus les moyens d’autofinancer nos investissements.
Concernant la dette communale, la Chambre note que « le niveau d’endettement de la commune demeure élevé, alors même que le fonds de roulement est lui aussi élevé ».
Rappelons que le fonds de roulement s’apparente à une réserve. Il permet de couvrir le décalage entre encaissement de recettes et paiement de dépenses. On dit que la collectivité n’a pas de besoin en fonds de roulement lorsqu’elle encaisse rapidement ses recettes. Comme à Crépy c’est l’inverse, la Chambre conclut qu’il est nécessaire que « la collectivité recherche un meilleur équilibre entre son niveau d’endettement et son fonds de roulement, ce dernier étant en constante évolution sur la période (+ 58.61 % entre 2003 et 2007) ». Autrement dit, cette situation chronique est préoccupante et non-saine financièrement.
De plus, le ratio de désendettement qui indique la durée nécessaire au remboursement total de la dette de la commune (si on consacre la totalité de la CAF brute constante), s’élève à 11,5 années. Les experts considèrent qu’en dessous de 8 années, le ratio caractérise une situation favorable. A contrario au-delà de 11 ans, la dynamique de dégradation financière est en œuvre et rend difficile le redressement sans mesures volontaristes. Nous devons donc nous engager dans un vrai désendettement en réduisant l’investissement, donc en empruntant moins !
L’augmentation des impôts locaux ne sortira pas la commune de l’ornière, car « en 2007, le coefficient de mobilisation du potentiel fiscal de Crépy-en-Valois est de 81,54 % contre 76,82 % pour la moyenne de la strate, ce qui au regard de cette moyenne tend à démontrer que la commune dispose de marges de manœuvres réduites ». CQFD.
Enfin, en matière d’investissement, la Chambre a examiné un seul « gros poste » : la construction de la nouvelle station d’épuration. On retiendra que la procédure de mise en concurrence était contraire aux règles des marchés publics, car non conforme au principe d’égalité des candidats. Cet investissement a coûté au contribuable 6 825 018,66 € HT avec un dépassement de + 15,32 % par rapport à l’estimation initiale qui était de 6 097 960,68 € HT.
Tirer la sonnette d’alarme ce n’est pas tout stopper, mais pour faire des choix partagés, en connaissance de cause et dans la transparence avec la population à qui l’on demande uniquement de payer. Et pour citer quelques exemples : à quand la création d’une Commission municipale des finances ? À quand le rapport confirmant la faisabilité économique des investissements de la ville sur les terrains SNCF boulevard Victor Hugo ? À quand le rapport sur le coût de l’opération «maison Margotin » ? À quand le rapport sur la réhabilitation du gymnase Nerval ? À quand le rapport sur le 3e court de tennis couvert avec en autres les subventions du Conseil Général passées aux oubliettes en raison de négligences de la municipalité ?
Nous avons entendu lors d’une réunion de quartier qu’il n’y avait pas de besoin de contre-pouvoir dans une ville comme Crépy-en-Valois. Soyez fiers Mesdames et Messieurs de la majorité, votre système « tour d’ivoire » fonctionne à merveille, on en mesure chaque mois les résultats.
Surveillons la vidéosurveillance !
C’est à l’occasion de l’examen de la délibération du conseil municipal du 15 mai 2009 relative à la demande de subvention pour l’installation de vidéosurveillance au titre du FIPD (fonds interministériel de prévention de la délinquance) que vos élus « Crépy autrement » ont interpellé le maire en demandant un examen précis des implantations et un vrai contrôle démocratique.Le budget 2009 prévoit l’implantation de deux sites pour un coût de 45 000 € HT. Nous voulions connaître le nombre de caméras de vidéosurveillance - pardon, de vidéoprotection ! - installée sur la voie publique. De plus, nous avions signalé les manquements graves à la réglementation - l’immeuble « Gascogne » au 2 rue de Zell Mosel et « Poitou » au 10 rue de Verdun- qui interdit que les caméras filment « l’intérieur des immeubles d’habitation [et], de façon spécifique, celles de leurs entrées ».Nous voulons que les libertés publiques et privées soient garanties dans notre ville. Pour cela, seul un système démocratique encadré ne constitue pas une menace pour ces libertés. Notre proposition a été partiellement entendue puisque le dossier a été inscrit à la commission sécurité du 18 juin 2009.Si la vidéosurveillance peut apporter une amélioration à la sécurité, son rapport coût/efficacité est cependant un désastre, illustré en ceci par la politique de la ville de Londres. Londres est en effet la ville la plus vidéosurveillée du monde, et de très loin, avec plus de 500 000 caméras. Ces caméras ont été installées dans les années 2000 et les premiers bilans ont été donnés en avril 2008 par un représentant de Scotland Yard : « It’s been an utter fiasco, only 3% of crimes were solved by CCTV. ». Traduction : « C’est un fiasco complet, seulement 3 % des crimes ont été résolus par la vidéosurveillance », sans que le nombre de crimes ne diminue significativement. Tous les experts s’accordent à dire que la vidéosurveillance doit être associée à « d’autres mesures de prévention ».Nous pensons que la ville dispose d’un arsenal suffisant de policiers municipaux (18 agents particulièrement compétents) pour mettre en place ces mesures de prévention. Nous critiquons l’utilisation actuelle de la vidéosurveillance, et son extension régulière chaque année, sans concertation avec quiconque, donc sans visibilité (c’est un comble !) des objectifs poursuivis.Nous constatons une fois de plus l’absence cruelle de vision (encore !) à long terme, en bref, pas de réelle politique de sécurité à la hauteur des problèmes posés, mais des pseudo-solutions à la petite semaine. Si la répression est un des outils pour assurer la sécurité, l’action contre la délinquance passe avant tout par la prévention et par une politique d’aide sociale dynamique et volontariste. Nous ne pouvons nous résoudre à vivre en étant constamment surveillés, et à perdre ainsi une liberté si chèrement gagnée.CREPY INFOS JUIN 2009
La presse locale s’est faite largement l’écho d’un projet de démolition ou de réhabilitation par le CILOVA, de l’immeuble du 15 avenue du Président Kennedy qui comporte 52 appartements.
Notre première attention se porte évidemment sur les locataires. Ont-ils leur mot à dire ? Qui décide ? Il faut de la concertation. Il ne doit pas s’agir de seulement prendre une décision de démolir sans diagnostic partagé avec les habitants comme le voudrait le Maire. La loi impose un vote des locataires dans le cadre des réhabilitations : pourquoi ne pas appliquer les mêmes dispositions en cas de projet de démolition ?
Car quel que soit le type de projet : construction neuve, réhabilitation, transformation, etc. sa réussite résulte toujours d’un partage de points de vue entre les usagers, ici les locataires de l’immeuble, les gestionnaires, donc le CILOVA, et les citoyens, donc la population, dont la municipalité est ici leur représentant.
Autres questions auxquelles il nous semble pertinent d’apporter des réponses claires : cette démolition s’intègre-t-elle dans un projet de développement durable qui a été préalablement défini à l’échelle du quartier ? Pour le Maire est-ce une question d’amélioration d’image du quartier et donc de la ville ou est-ce véritablement le souhait d’améliorer les conditions de vie de certains habitants ?
C’est pourquoi, dans ce dossier, nous préconisons quelques principes simples :
- La participation active des locataires dans la prise de décision, avec une priorité donnée à la réhabilitation de l’immeuble (1,6 million d’euros), afin de permettre aux habitants de rester dans leur quartier.
- La préservation du nombre de logements sociaux et l’engagement d’un programme de construction de logements sociaux spacieux, de qualité, dans un environnement agréable et pour un loyer modéré.
- La saisine du conseil de quartier «Malraux» pour discuter de ce projet.
- Des évaluations indépendantes sur les conditions de relogement des habitants et un contrôle citoyen sur ces opérations afin de ne pas accentuer la crise du logement.
Il faut savoir qu’à ce stade du projet, et à ce jour, le conseil municipal n’est toujours pas saisi.
Pourtant, il faut s’appuyer sur ce qui a été fait sur la Tour au 1 rue Berlioz. L’OPAC avait alors clairement refusé de démolir la tour. La réhabilitation qui y a été engagée est très positive.
On constate que la violence de cette politique municipale UMP, en matière de logement social, par l’annonce de cette démolition sans concertation avec les locataires, nous rappelle la violence des suppressions d’emplois dans notre ville conséquence directe d’une politique nationale elle aussi UMP.
CREPY INFOS n° 351 JUILLET-AOUT 2009
Les textes de loi présentés par le président de la République et le gouvernement sur les collectivités locales cachent derrière le nom de « réforme territoriale » trois caractéristiques négatives pour la démocratie : l’aggravation de l’injustice fiscale, la recentralisation, la manipulation. Ces textes appellent de la part des élus et des citoyens de toutes sensibilités une opposition résolue. Près de trente ans après le grand mouvement de décentralisation que la gauche avait lancé, les collectivités territoriales ont besoin, non pas d’un retour en arrière, mais d’une vraie réforme, nouvelle étape de la décentralisation.
Le plus nuisible de ces changements concerne la suppression de la taxe professionnelle. La taxe professionnelle ne sera pas remplacée par un impôt dynamique. Elle ne sera que « compensée » provisoirement, essentiellement par des dotations et des transferts d’impôts nationaux. Alors qu’à Crépy la taxe professionnelle (budget 2009 : 3 059 189 €) représente 37,62 % du montant total des « contributions directes », sa suppression est destinée avant tout à alléger les charges des entreprises, mais le gouvernement ne prévoit pas d’impôt économique qui la remplacerait dans la durée. Cela est inacceptable.
Face au manque à gagner, le pire reste à venir ! La commune sera contrainte d’augmenter une nouvelle fois les impôts sur les ménages et d’accepter une baisse de la qualité des services publics locaux (notamment services scolaires et de la petite enfance ; aides sociales en direction des familles, des personnes âgées, etc.).
En tant qu’opposition responsable, nous formulons des vraies propositions. Face à cette réforme nuisible, nous demandons une réforme d’ensemble de la fiscalité locale, pour remédier à l’injustice de la taxe d’habitation, pour un remplacement intégral des recettes de taxe professionnelle pour les collectivités, le maintien d’un lien entre les entreprises et les territoires, pour une révision des valeurs locatives pour la taxe d’habitation, laquelle tiendrait compte - pour être plus juste - du montant des revenus, pour assurer une réelle péréquation entre les territoires les plus riches et ceux qui le sont moins, responsabilité qui incombe normalement à l’État.
CREPY INFOS n° 352 SEPTEMBRE 2009
Les textes de loi présentés par le président de la République et le gouvernement sur les collectivités locales cachent derrière le nom de « réforme territoriale » trois caractéristiques négatives pour la démocratie : l’aggravation de l’injustice fiscale, la recentralisation, la manipulation. Ces textes appellent de la part des élus et des citoyens de toutes sensibilités une opposition résolue. Près de trente ans après le grand mouvement de décentralisation que la gauche avait lancé, les collectivités territoriales ont besoin, non pas d’un retour en arrière, mais d’une vraie réforme, nouvelle étape de la décentralisation.
Le plus nuisible de ces changements concerne la suppression de la taxe professionnelle. La taxe professionnelle ne sera pas remplacée par un impôt dynamique. Elle ne sera que « compensée » provisoirement, essentiellement par des dotations et des transferts d’impôts nationaux. Alors qu’à Crépy la taxe professionnelle (budget 2009 : 3 059 189 €) représente 37,62 % du montant total des « contributions directes », sa suppression est destinée avant tout à alléger les charges des entreprises, mais le gouvernement ne prévoit pas d’impôt économique qui la remplacerait dans la durée. Cela est inacceptable.
Face au manque à gagner, le pire reste à venir ! La commune sera contrainte d’augmenter une nouvelle fois les impôts sur les ménages et d’accepter une baisse de la qualité des services publics locaux (notamment services scolaires et de la petite enfance ; aides sociales en direction des familles, des personnes âgées, etc.).
En tant qu’opposition responsable, nous formulons des vraies propositions. Face à cette réforme nuisible, nous demandons une réforme d’ensemble de la fiscalité locale, pour remédier à l’injustice de la taxe d’habitation, pour un remplacement intégral des recettes de taxe professionnelle pour les collectivités, le maintien d’un lien entre les entreprises et les territoires, pour une révision des valeurs locatives pour la taxe d’habitation, laquelle tiendrait compte - pour être plus juste - du montant des revenus, pour assurer une réelle péréquation entre les territoires les plus riches et ceux qui le sont moins, responsabilité qui incombe normalement à l’État.
Le plus nuisible de ces changements concerne la suppression de la taxe professionnelle. La taxe professionnelle ne sera pas remplacée par un impôt dynamique. Elle ne sera que « compensée » provisoirement, essentiellement par des dotations et des transferts d’impôts nationaux. Alors qu’à Crépy la taxe professionnelle (budget 2009 : 3 059 189 €) représente 37,62 % du montant total des « contributions directes », sa suppression est destinée avant tout à alléger les charges des entreprises, mais le gouvernement ne prévoit pas d’impôt économique qui la remplacerait dans la durée. Cela est inacceptable.
Face au manque à gagner, le pire reste à venir ! La commune sera contrainte d’augmenter une nouvelle fois les impôts sur les ménages et d’accepter une baisse de la qualité des services publics locaux (notamment services scolaires et de la petite enfance ; aides sociales en direction des familles, des personnes âgées, etc.).
En tant qu’opposition responsable, nous formulons des vraies propositions. Face à cette réforme nuisible, nous demandons une réforme d’ensemble de la fiscalité locale, pour remédier à l’injustice de la taxe d’habitation, pour un remplacement intégral des recettes de taxe professionnelle pour les collectivités, le maintien d’un lien entre les entreprises et les territoires, pour une révision des valeurs locatives pour la taxe d’habitation, laquelle tiendrait compte - pour être plus juste - du montant des revenus, pour assurer une réelle péréquation entre les territoires les plus riches et ceux qui le sont moins, responsabilité qui incombe normalement à l’État.
Grâce à notre insistance, le conseil municipal du 9 octobre 2009 a enfin abordé la fermeture de Sodimatex. Une motion a été adoptée à l’unanimité. Mais cela n’est pas suffisant. C’est pourquoi, nous invitons tous les Crépynois à soutenir massivement l’action des salariés de Sodimatex en déposant plainte avec nous. Cette plainte doit aussi permettre de contrôler l’utilisation de l’argent public touché par le groupe Trèves, c’est-à-dire nos impôts. Ces derniers doivent servir l’intérêt général (école, hôpital, services publics, etc.) et non pas financer un plan de licenciement qui n’a qu’un but : augmenter les dividendes des actionnaires.
Voici un modèle de plainte où vous indiquerez votre nom, prénom et votre adresse à envoyer à : TGI de Senlis, M. le procureur de la République. N’oubliez pas de dater et de signer (modèle sur www.crepyautrement.fr).
« Monsieur le Procureur, vu l’état d’urgence pour notre tissu industriel, pour l’activité salariée dans notre ville et alentour, j’ai l’honneur de déposer une plainte à l’encontre de : Groupe Trèves, 109 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75373 Paris cedex 08. Prise en la personne de M. Bernard Trèves, président du directoire, de M. Joël Coque, directeur exécutif, de Mme Véronique Froment, DRH Monde, domiciliés en cette qualité audit siège, pour utilisation détournée de mes impôts pour les raisons suivantes :
« Le gouvernement a créé le FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles) et le FSI (Fonds stratégique d’investissement). Le FSI a abondé le FMEA à hauteur de 200 millions d’euros, PSA et Renault faisant de même. « Le but de ces fonds est de défendre les emplois précieux pour l’économie nationale » a déclaré Mme Lagarde, ministre de l’économie, le 19/12/2008.
« Le groupe Trèves, reconnu par les pouvoirs publics comme équipementier stratégique pour l’industrie automobile française, a touché 55 millions d’euros du FMEA, et sa première décision est de fermer l’entreprise Sodimatex de Crépy-en-Valois.
« C’est contraire aux objectifs fixés par le président de la République et le gouvernement qui avaient mentionné, en février 2009, qu’en échange de cet argent public, doivent exister contreparties sociales, engagements en termes de maintien des sites industriels ainsi que de nouvelles relations entre les constructeurs et les équipementiers.
« Le groupe Trèves a donc détourné mes impôts, attribués en fonds publics, de l’affectation qui leur était assignée par la puissance publique. »
CREPY INFOS MAI 2009
CREPY INFOS AVRIL 2009
CREPY INFOS MARS 2009
Plus de dépenses, plus de dettes, et voilà que les impôts locaux augmentent !
C’est par la voix de Jérôme Furet que nous avons exprimé nos désaccords sur la politique de la municipalité lors du Conseil municipal du 13 février essentiellement consacré au Débat d’Orientation Budgétaire 2009. Nous avons rappelé que la crise de la vie chère et du pouvoir d’achat que subissent les Crépynois est aussi le résultat de la politique du gouvernement que soutient le Maire. On ne peut passer sous silence les 15 milliards d’euros par an du paquet fiscal attribué à une poignée de privilégiés et la suppression massive de postes dans la fonction publique et dans les entreprises.
Notre collectivité doit supporter aujourd’hui le coût des transferts de compétences, sans transferts de recettes équivalentes ainsi que la baisse de ses recettes propres du fait de la crise immobilière et de la suppression de la taxe professionnelle.
Quel est notre constat sur la situation budgétaire de la ville :
- Une situation financière d’ensemble critique
- Une commune est très endettée
- Une capacité d’Autofinancement (CAF) faible avec même une CAF nette négative en 2007
- Des dépenses de fonctionnement qui augmentent plus fortement que les recettes
- Des recettes fiscales inférieures à celles de la même strate de communes
Nous avons exprimé également notre profond désaccord sur l’importante hausse des impôts prévue. Le Maire n’a pas voulu en discuter. Il a esquivé le débat. Les Crépynois ont le droit de savoir à quelle sauce ils vont être mangés ! Et pour les plus fragiles d’entre eux qui vont subir de plein fouet la récession, nous avons réclamé des moyens supplémentaires sur l’aide sociale (Ccas).
C’est pourquoi nous ne voulons pas suivre cette municipalité qui, dans un contexte de difficultés considérables, est incapable de réduire les gaspillages et les dépenses de communication, qui ne s’engage pas clairement pour un désendettement visible, qui se borne à augmenter fortement les impôts (solution de facilité), une municipalité incapable de répartir des charges dans le cadre de l’intercommunalité. Nous ne pouvons valider des orientations budgétaires qui poussent Crépy au déclin démographique et économique.
[Vous pouvez retrouver la totalité de l'intervention au conseil municipal du 13/02/2009 de Jérôme Furet sur le blog www.jeromefuret.net]
CREPY INFOS FEVRIER 2009
Évolution démographique de la ville : inquiétude ponctuelle ou déclin durable ?
Le nouveau chiffre de l’Insee indique que la populationcrépynoise en 2009 est fixée à 14 289 habitants, suivant la nouvelle méthode de recensement organisée par enquêtes annuelles tournantes et par échantillons, pour les villes de plus de 10 000 habitants. Ce chiffre était de 14 436 habitants au dernier recensement de 1999 qui concernait toute la population. La commune perdrait donc 147 habitants en 2009 ! Pour la région Picardie, les seules villes picardes de plus de 10 000 habitants dont la population a augmenté rapidement, entre 1999 et 2006, sont Clermont et Creil, grâce à une population très jeune et à un excédent naturel important. Rappelons que, des trois scénarios envisagés pour 2006-2015 pour l’établissement du nouveau PLU de Crépy-en-Valois, la municipalité, à laquelle appartenait Arnaud Foubert, a délibérément choisi de retenir le scénario n°3 qui envisage l’hypothèse de croissance démographique la plus haute, soit environ 17 000 habitants en 2015. Cela revient à une augmentation d’environ 2 000 à 2 500 habitants sur 9 ans, soit une augmentation moyenne annuelle de 222 à 277 habitants. Force ici est de constater que les objectifs de développement urbain quantitatifs et qualitatifs ainsi que les moyens budgétaires nécessaires s’appuient sur des estimations largement erronées. Face à ce décalage entre les prévisions, fin 2007, et les premières réalités, début 2009, il nous paraît urgent que la municipalité actuelle réagisse rapidement en regardant les choses en face. Nous ne citerons ici qu’un exemple : l’augmentation annoncée des impôts pour financer des projets peut-être surdimensionnés ou mal ciblés par rapport aux vrais besoins de la population est-elle vraiment nécessaire ? À ce stade, il n’est pas aisé d’analyser les raisons objectives de cette baisse de population. Nous avions néanmoins évoqué deux facteurs explicatifs de cette “fuite” d’habitants lors du débat sur le PLU (2007) : la faible attractivité économique de la ville (absence de dynamisme économique) et une inadéquation dans la construction de différents types de logement par rapport à la demande.
CREPY INFOS JANVIER 2009


